jeudi 10 mai
20h-00h
Le Marché Gare et Nuits Sonores présentent

La scène world est souvent perçue et présentée comme un monolithe. Mais ce mot valise plutôt réducteur pour les artistes internationaux, présente en réalité une réalité complexe et riche. Nuits Sonores et le Marché Gare s’associent le temps d’une soirée dans le cadre du Circuit Electro pour vous faire découvrir deux pépites bien ancrées dans leur époque : Les Filles de Illighadad, trésor blues venu tout droit du désert nigérian, dans le massif de l’Aïr, et Joey le Soldat,  emcee originaire du Burkina-Faso adepte d’un hip-hop incisif teinté de bass music.

 

LES FILLES D’ILLIGHADAD

(Musique traditionnelle touareg)

 

lesfillesdeillighadad.bandcamp.com/album/les-filles-de-illighadad

facebook.com/Illighadad

sahelsounds.com/2016/02/two-sides

deezer.com/fr/artist/11326036

 

En mixant musique touareg, percussions traditionnelles et guitares électriques, Les Filles de Illighadad insufflent une bonne dose de modernité à la musique folklorique du Sahel. Fatou et les Filles dessinent ainsi de nouveaux contours à ce genre musical méconnu,  redonnant par la même ses lettres de noblesse aux sublimes sonorités de la guitare Touareg, souvent oubliée. Riffs de grattes hypnotiques et chants polyphoniques résonnants s’allient pour créer un son organique, à la fois intemporel et naturel. Une première production en studio, pour un projet original d’un groupe qui, il y a a peine un an, n’avait jamais quitté leur village natal.

 

JOEY LE SOLDAT

(African hip-hop / Electro)

 

joeylesoldat.com

facebook.com/JoeyLeSoldatOfficial

deezer.com/fr/artist/5535145

 

Combinaison de deux mots de ses langues principales, le Moré et le Dioula, Burkina Faso  signifie “Pays des hommes intègres”. Joey Le Soldat en est un bon exemple.
Petit-fils de tirailleur et fils d’un militant indépendantiste époque Sankara, Joey Le Soldat – de son vrai nom Joel Windtoin Sawadogo – n’a de militaire que le patronyme. Il sort diplomé en Lettres Modernes de l’Université de Ouagadougou et remporte le clash d’improvisation du festival Waga Hip Hop, avant d’organiser des Sounds System sur les places de son quartier. Biberonné au hip hop de son grand frère – Wu Tang Clan, IAM, NTM, Joey a commencé à coucher ses frustrations et ses rêves de changement sur ses cahiers de collégien, puis à rapper avec des voisins désœuvrés du secteur 23, le quartier de Tanghin à Ouagadougou, là où il vit.

“Il y a beaucoup de groupes dans l’underground à Ouaga : dans les bas-quartiers, les jeunes prennent le micro pour se sentir plus libres”.

 

TARIF
5€